Promouvoir le plus grand nombre possible de joueurs de l'académie vers l'équipe 1ère

Ancien joueur professionnel, George Ivanishvilli a connu une transition progressive vers les fonctions de direction sportive. Il est aujourd’hui responsable du développement des jeunes au Dinamo Tbilissi, club central dans la formation des jeunes et le paysage footballistique en Géorgie.

Il nous propose sa perspective sur le développement des jeunes joueurs en Géorgie.

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Qu’est-ce que le football représente pour vous ?

Ayant grandi au sein d’une famille profondément liée au football, ce sport a toujours occupé une place immense dans ma vie. C’est une véritable tradition familiale : mes grands-parents étaient impliqués et mon père a joué également. Aujourd’hui encore, alors que ma carrière de joueur est terminée, cela reste un engagement de chaque instant, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Chaque journée est entièrement dédiée au football ; pour moi, c’est tout simplement un mode de vie.

Vous êtes né en Géorgie, mais vous avez effectué vos débuts en Suisse. Quelles sont les spécificités de ces deux environnements en termes de développement des jeunes joueurs ?

Les ressources financières sont la plus grande différence. Lorsque je suis arrivé en Suisse pour la première fois, le niveau du football n’était pas aussi élevé qu’il l’est aujourd’hui. Les enfants géorgiens ont beaucoup de potentiel et ont une soif de réussir qui est indéniable. Par ailleurs, ils ne jouent pas seulement pour eux-mêmes, ils jouent également avec l’objectif de pouvoir subvenir aux besoins de leurs familles. Comme au Brésil ou dans d’autres pays en développement, les enfants ont l’habitude de jouer dans la rue, parfois même sans chaussures. En Suisse, ce n’est pas du tout le même environnement.

C’est pourquoi le parcours de formation en Géorgie me semble beaucoup plus difficile. En Suisse, les jeunes joueurs disposent de plus de moyens et de structures claires pour construire une carrière professionnelle. En Géorgie, sans un soutien solide de votre famille ou de votre club, il est très difficile de s’en sortir seul. Si le potentiel et la détermination sont extrêmement élevés en Géorgie, c’est le parcours de développement après la puberté qui devient le facteur crucial. Et sur ce point, les Suisses sont plus avancés que les Géorgiens.

Vous êtes actuellement chargé du développement des jeunes au Dinamo Tbilissi, le club le plus prestigieux du pays. Celui qui a formé des joueurs de haut niveau comme Shota Arveladze ou encore Kakha Kaladze, et plus récemment Khvicha Kvaratskhelia et Giorgi Mamardashvili. Comment présenteriez-vous le Dinamo Tbilissi, et que représente pour la Géorgie le fait d’avoir un club aussi dominant ?

Le Dinamo Tbilissi est une institution majeure, non seulement en Géorgie, mais dans tous les pays de l’ex-bloc soviétique. Quiconque s’intéresse à cette région s’intéresse d’abord au Dinamo Tbilissi. Aujourd’hui, si vous observez l’équipe nationale de Géorgie, environ 80 % de l’effectif est composé de joueurs issus de notre académie.

Comme vous l’avez mentionné, des légendes comme Shota Arveladze ont grandi ici. À l’époque post-soviétique, devenir footballeur professionnel était incroyablement difficile. Le football de rue a joué un rôle massif dans le profil de ces joueurs. Arveladze n’était pas le joueur le plus physique, mais son sens de la finition et la qualité de ses déplacements dans la surface étaient d’un tout autre niveau. Ce style unique venait directement de la rue.

Dans les années 90, les défis étaient quotidiens — il y avait à peine de l’électricité en Géorgie, parfois seulement deux heures par jour. À cause de cela, les enfants passaient leur temps dehors à jouer dans la rue, confrontés à tous types de profils joueurs. Je pense que c’est précisément ce contexte de débrouille qui a favorisé l’émergence de ce type de joueur très représentatif du football géorgien.

Comment définiriez-vous votre rôle actuel et vos principales responsabilités au sein du club ?

C’est un rôle passionnant car il me permet de superviser l’ensemble des séances d’entraînement, des U17 et U19 jusqu’à l’équipe réserve et l’équipe première. Ma mission première est de veiller à ce que nos jeunes joueurs poursuivent leur scolarité et reçoivent une bonne éducation.

Mais mon rôle consiste également à les préparer aux exigences et des attentes de l’équipe première. Quels que soient les standards tactiques, mentaux, techniques ou physiques requis au plus haut niveau, nous nous efforçons d’y préparer nos équipes de jeunes afin que le processus de transition soit beaucoup plus fluide pour eux par la suite. En fin de compte, la philosophie profonde du Dinamo est de promouvoir le plus grand nombre possible de joueurs de l’académie vers l’équipe professionnelle.

Les parcours de développement peuvent être très différents en fonction des clubs. Au Dinamo, autour de quelles phases de développement êtes-vous organisés ?

En effet, notre structure repose sur plusieurs phases de développement bien distinctes. En Géorgie, les jeunes joueurs intègrent les championnats compétitifs dès la catégorie U13, ce qui signifie qu’ils intègrent les codes de la compétition très tôt.

Au Dinamo, nous nous appuyons sur un certain nombre de paliers intermédiaires. Dans un premier temps, nous les préparons au sein de l’équipe U19, où ils se frottent au haut niveau européen grâce à l’UEFA Youth League. Ensuite, une phase charnière se déroule avec notre équipe réserve qui évolue en troisième division géorgienne. C’est un championnat senior très athlétique, ce qui nous permet de tester leurs habiletés face à des adultes.

Après cela, l’équipe première, c’est l’élite. Nous essayons d’intégrer un maximum de jeunes aux séances d’entraînement des professionnels, mais ils doivent gagner leur place pour devenir des joueurs de l’équipe première à temps plein. Notre objectif est de leur infuser l’ADN du Dinamo, et nous espérons qu’ils restent avec nous tout au long de ce parcours que nous co-construisons avec eux.

Bien sûr, il existe des exceptions pour les joueurs hors normes. Par exemple, le frère de Khvicha Kvaratskhelia, Tornike Kvaratskhelia, est en train d’émerger comme un joueur avec un immense potentiel. Il a franchi les étapes à toute vitesse et s’entraîne déjà avec l’équipe première à seulement 16 ans. Mais pour la majorité, la validation de ces différentes phases reste le chemin obligatoire pour espérer gagner leur place.

Pour nous, l’ADN du Dinamo signifie le football total. Nous visons à contrôler le jeu par la possession et à constamment maintenir le ballon en mouvement. En fin de compte, il s’agit de jouer un football offensif et attrayant, soutenu par une forte compréhension du jeu, une compétence technique élevée et de la créativité. 

A l’image de votre propre parcours ou de celui de Khvicha Kvaratskhelia, le développement d’un joueur est loin d’être linéaire. Chaque trajectoire est unique. Comment parvenez-vous à proposer le défi le plus adapté à chaque joueur, à chaque étape de son parcours ?

C’est une excellente question. En raison de ressources financières limitées, le développement des joueurs n’est pas toujours aussi parfait que nous le souhaiterions, mais nous faisons tout notre possible pour leur offrir un accompagnement maximal. À titre d’exemple, nous avons récemment intégré la psychologie du sport et la nutrition dans notre programme.

Cependant, maintenir une relation très étroite avec les parents est indispensable pour que les joueurs conservent la même hygiène de vie à la maison. Un joueur peut parfaitement suivre nos consignes sur le terrain et changer radicalement d’habitudes une fois rentré chez lui. Pour assurer un suivi plus rigoureux, nous logeons sur place 50 de nos meilleurs joueurs, ce qui nous permet de garder un œil attentif sur leur quotidien.

Comme vous l’avez souligné, chaque trajectoire est différente. Par le passé, beaucoup de joueurs formés à l’académie du Dinamo atteignaient notre équipe première, mais devaient ensuite passer par un autre club intermédiaire avant de faire le grand saut vers l’Europe. Il a toujours été difficile de s’exporter directement depuis la Géorgie.

Aujourd’hui, la donne est en train de changer. Grâce à la réussite de joueurs comme Kvaratskhelia, George Mikautadze et Giorgi  Mamardashvili, le football mondial a un oeil sur la Géorgie. Nous sommes devenus une cible, ce qui est une excellente chose. Les scouts viennent régulièrement assister à nos matchs, en particulier ceux des équipes nationales de jeunes, ce qui ouvre des opportunités directes pour nos joueurs à chaque étape de leur parcours.

C’est effectivement une position intéressante, néanmoins, être une cible signifie aussi être très exposé. Maintenant que les projecteurs sont braqués sur le pays, comment gérez-vous les approches des nombreux clubs étrangers qui doivent tenter de signer vos meilleurs jeunes talents ?

Évidemment, nous sommes constamment confrontés à cela. Cependant, compte tenu de notre réalité économique, la politique de transfert du Dinamo est précisément pensée pour vendre nos meilleurs talents à de plus grands clubs lorsque le moment est venu. Dans ces moments-là, nous négocions des accords intelligents, en sécurisant très souvent un pourcentage sur les reventes futures.

Nous nous attachons également à nouer des partenariats stratégiques et solides avec les clubs acheteurs. Par exemple, nous avons récemment transféré un latéral gauche de 17 ans, Saba Kharebashvili, à Başakşehir. Dans le cadre de nos bonnes relations avec eux, nous avons mis en place une sorte de programme d’échange : s’ils ont des joueurs qu’ils souhaitent prêter, ils nous les proposent en priorité.

Ainsi, même s’il est difficile de retenir nos joueurs, nous gérons la situation en créant des scénarios gagnant-gagnant. Finalement, nous veillons toujours à équilibrer les intérêts du club avec les aspirations de carrière du joueur.

Notre approche a beaucoup évolué ces dernières années, car notre priorité reste la promotion des joueurs de l’académie. Pour y parvenir, nous avons développé des infrastructures incroyables — honnêtement, les toutes meilleures de Géorgie. Nos joueurs disposent absolument de tous les outils nécessaires pour développer leur potentiel.

Pourtant, malgré ces conditions d’élite, les retenir lorsqu’un grand club européen se manifeste reste un défi permanent. Aujourd’hui, presque tous les jeunes joueurs ont un agent. C’est pourquoi nous nous efforçons de maintenir des relations étroites et transparentes avec eux. Notre objectif est de veiller à ce que les intérêts du club ne soient jamais relégués au second plan, tout en respectant pleinement les ambitions professionnelles du joueur.

Quels sont, selon vous, les principaux défis auxquels doit faire face un joueur lors de sa transition vers l’équipe première ? Être un joueur clé chez les jeunes est une chose — et chaque étape comporte ses difficultés — mais rien n’est comparable au fossé que représente l’intégration dans le monde professionnel.

Au-delà du potentiel et de la maturité tactique, il faut honnêtement une part de chance pour devenir footballeur professionnel. Le timing est capital : être présent au bon endroit, au moment précis, que ce soit lors d’une séance d’entraînement ou pour inscrire un but décisif.

Cependant, la chance n’est qu’un point de départ. L’exigence absolue reste une culture du travail acharnée. Même si vous êtes doté d’un potentiel exceptionnel, vous devez constamment travailler sur vos points faibles, mais aussi sur vos points forts pour les rendre encore plus redoutables. C’est le standard que nous imposons. Si vous êtes un travailleur acharné et que vous le prouvez sur le terrain, le développement technique et tactique suivra. Que vous deviez vous renforcer athlétiquement ou travailler votre mauvais pied, c’est l’entraînement quotidien qui vous permettra de vous installer durablement en équipe première.

Je prends toujours l’exemple de Khvicha Kvaratskhelia. Même lorsqu’il se reposait dans sa chambre, il avait toujours un ballon avec lui, enchaînant les touches de balle. Une fois l’entraînement collectif terminé, il se rendait directement à la salle de sport ou utilisait notre mur technique — où il travaillait la qualité de sa première touche. Aujourd’hui, nous voyons beaucoup de jeunes de notre académie reproduire cela, en arrivant en avance ou en restant après les séances. Au Dinamo, notre message de fond est limpide : même si vous avez du potentiel, vous devez travailler plus dur que tous les autres.

Si l’académie des jeunes et l’équipe première d’un club sont parfaitement alignées sur le plan méthodologique, la transition est beaucoup plus fluide. Malgré tout, les deux obstacles majeurs restent toujours l’impact athlétique et l’adaptation psychologique.

D’une part, la vitesse, la puissance et le tempo global du jeu chez les seniors — que ce soit à l’entraînement ou en match — n’ont plus rien à voir. Les jeunes joueurs sont rarement habitués à une telle intensité, et cela demande un temps d’adaptation incompressible.

Le second défi est d’ordre psychologique. Entrer dans un vestiaire professionnel à un jeune âge peut être impressionnant, et tout le monde ne gère pas cette pression de la même manière. Alors que certains jeunes intègrent l’équipe première sans aucun complexe, d’autres éprouvent plus de difficultés mentales face au changement de statut.

C’est pourquoi la communication est primordiale. Lorsqu’un jeune intègre le groupe professionnel, notre staff technique passe énormément de temps à échanger avec lui et à lui expliquer les choses de manière simple et assimilable. Quelle que soit votre philosophie tactique, en tant qu’entraîneur, vous devez impérativement agir en psychologue. Vous devez décrypter l’état d’esprit de chaque individualité pour maintenir le bon équilibre au sein du collectif.

Pour garantir une exposition suffisante à vos jeunes lorsqu’ils atteignent l’équipe première, imposez-vous des règles ou des quotas spécifiques concernant leur temps de jeu ? Existe-t-il par exemple un nombre de minutes minimum garanti dans les contrats des joueurs de l’académie, ou laissez-vous cela à l’entière discrétion de l’entraîneur de l’équipe première ?

Lorsque nos jeunes intègrent l’équipe première, ils signent tous un contrat professionnel. Nous savons que la première saison chez les seniors n’est jamais simple, c’est pourquoi nous intégrons des clauses de protection spécifiques pour la deuxième année. Par exemple, lors de leur deuxième saison, nous pouvons garantir par contrat un minimum de 20 matchs joués, avec au moins 30 minutes de temps de jeu par rencontre. Ces critères sont personnalisés en fonction du profil de chaque joueur. Si ces objectifs de temps de jeu ne sont pas atteints, cela déclenche une évaluation où nous étudions d’autres options, comme un prêt, afin de ne pas freiner leur progression.

En matière de prêts, nos décisions sont là aussi très individualisées. Si un joueur a l’opportunité de partir à l’étranger, c’est une excellente façon d’engranger de l’expérience internationale. À l’inverse, si un joueur a un déficit athlétique, nous préférerons le prêter à une équipe qui lui permettra de développer cet aspect, directement au sein du championnat géorgien.

Dans la réalité, la plupart des jeunes joueurs préfèrent rester en Géorgie dans un premier temps car ils évoluent dans un environnement familier. Partir à l’étranger et s’adapter à une culture et un mode de vie totalement différents peut être extrêmement difficile à un jeune âge. Même si nous gérons quelques cas individuels avec des clubs étrangers, la majorité de nos prêts de développement se font au niveau national pour cette raison.

Le parcours de Khvicha Kvaratskhelia en est la parfaite illustration. Il a débuté ici, au Dinamo, avant de rejoindre le FC Rustavi à seulement 17 ans pour aller chercher ce temps de jeu indispensable chez les seniors.

Exactement, il est d’abord allé à Rustavi pour enchaîner les matchs. Après cela, il a rejoint la Russie (Lokomotiv Moscou et Rubin Kazan). Même si l’entraîneur là-bas l’appréciait beaucoup, ce fut une période très difficile pour Khvicha. Il vivait au centre d’entraînement du club et passait le plus clair de son temps là-bas. Il ne faisait rien d’autre.

Puis, sa carrière a pris un envol fulgurant. Il est d’abord revenu en Géorgie pour une courte période de trois mois, et c’est de là qu’il a signé à Naples, puis il a rejoint le Paris Saint-Germain.

Comment êtes-vous organisé pour accompagner les joueurs du point de vue des habiletés psychologiques ?

Nous avons actuellement deux psychologues à plein temps. Nous n’aimons pas vraiment employer le terme de « sessions de psychologie » — nous préférons aborder cela comme des conversations interactives. Elles ne se déroulent pas dans un bureau fermé et intimidant ; nous pouvons très bien les faire en extérieur, au cœur de la nature, pour discuter simplement de la façon dont les joueurs se sentent.

Cette approche s’est révélée très effective, en particulier pour les nouveaux joueurs qui sont parfois un peu réservés ou timides, car cela les aide à s’exprimer et à s’intégrer beaucoup plus vite au groupe. Ces entretiens individuels s’adressent à tout le monde, y compris à nos éléments les plus expérimentés, notamment à l’approche des matchs à fort enjeu pour veiller à ce qu’ils se sentent sereins et concentrés.

Nous proposons cet accompagnement à tous les échelons du club, de l’équipe professionnelle jusqu’à l’école de football. Pour les joueurs de l’académie, nous organisons des bilans individuels chaque semaine, en plus d’une séance collective hebdomadaire. Ces sessions axées sur les jeunes nous permettent de comprendre leur environnement global en dehors du football, en nous informant de leur scolarité, de leur vie sociale et de leur dynamique familiale. Cela nous permet d’accompagner l’homme, et pas seulement le footballeur.

Tout au long de votre parcours — d’abord comme joueur, et aujourd’hui comme encadrant pour mener la nouvelle génération vers le professionnalisme —, qu’est-ce que le football vous a enseigné sur la nature humaine ?

Lorsque vous êtes joueur de football, vous êtes dans une bulle et vous n’avez pas vraiment conscience de ce qui est mobilisé pour que vous puissiez être performant tous les jours. Vous ne voyez pas la formidable machine qui tourne dans les bureaux, ni toutes ces personnes qui œuvrent sans relâche. Il y a tellement de rouages invisibles ; si ces personnes ne font pas leur travail à la perfection, vous ne pouvez pas jouer.

En tant que joueur, vous êtes centré sur votre propre routine : vous pensez à vous, vous vous entraînez, vous faites du travail supplémentaire et vous rentrez chez vous. C’est seulement lorsque j’ai raccroché les crampons et que j’ai basculé vers un rôle de dirigeant que j’ai ouvert les yeux sur la quantité de travail accomplie dans l’ombre — des intendants aux jardiniers. C’est un effort collectif colossal.

S’il y a une chose que le football et la nature humaine m’ont apprise, c’est l’importance de la gratitude. Mon message principal aux jeunes qui sortent de notre académie aujourd’hui est simple : ne considérez jamais rien comme acquis. Soyez reconnaissants pour tout ce travail invisible qui vous permet d’être là. Les joueurs le réalisent rarement lorsqu’ils sont en activité, mais une fois leur carrière terminée, ils comprendront exactement ce que je veux dire.

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