Responsable de la section féminine du SM Caen, puis du groupe formation du FC Lorient et aujourd’hui entraîneure des U17 Nationaux du Toulouse FC, Anaïs Bounouar partage à nouveau sa perspective, dans la continuité de notre premier entretien (entretien #36).
Anaïs revient en détail sur la conception des environnements d’apprentissage à travers le prisme des modèles toulousains et lorientais, de la modélisation hebdomadaire à la conception des séances, nourries par la donnée et la vidéo.
Elle aborde également les piliers de son accompagnement humain : la posture managériale auprès des jeunes joueurs, la responsabilisation du vestiaire, le travail en transversalité au sein du club ainsi que l’alignement éthique indispensable à la réussite d’un projet.
Chaque dimanche vous recevrez des idées sur l’analyse du jeu, l’entrainement ou encore l’apprentissage.
Après votre expérience à Caen et la mise en place de la section féminine, qu’est-ce qui vous a motivée à rejoindre le FC Lorient et comment votre projet personnel s’est-il inscrit dans celui du club ?
Lors de ma troisième année au SM Caen, j’ai constaté que la section féminine fonctionnait bien. Cependant, j’avais un besoin personnel d’évolution, notamment de retrouver davantage de terrain. En tant que responsable de la section, j’étais de plus en plus dans un rôle de management, alors que je souhaitais rester avant tout entraîneure.
C’est à cette période que j’ai rencontré Régis Le Bris. J’ai eu l’opportunité de passer une semaine avec lui au FC Lorient, puis nous avons continué à échanger à distance, notamment durant la période du COVID (2020-2021). Étant donné le contexte et les limites liées à l’entraînement amateur, ces échanges ont été une vraie source d’enrichissement pour moi.
Nous partagions une vision commune de la performance et de l’accompagnement des jeunes joueurs. J’ai été particulièrement marquée par ce qu’il avait mis en place autour des staffs, de la scolarité et du suivi individualisé des joueurs. J’ai trouvé son approche à la fois innovante et très structurée. C’est quelqu’un qui sait précisément où il va et comment y parvenir, et cela correspondait parfaitement à ce que je recherchais pour continuer à progresser.
À ce moment-là, j’avais initialement pour projet de partir voyager, mais lorsqu’il m’a proposé de rejoindre le FC Lorient, la décision a été immédiate. J’ai accepté sans hésitation, motivée par l’opportunité de travailler à ses côtés. Initialement, il était prévu que j’intègre le staff de la réserve, mais une semaine avant mon arrivée, il a été nommé entraîneur de l’équipe professionnelle, ce qui a entraîné une réorganisation. Quelques mois plus tard, j’ai pris la responsabilité de l’équipe U17, puis du groupe de formation composé de joueurs de 16 à 18 ans, poste que j’ai occupé durant trois saisons.
Mes deux premières années ont été particulièrement enrichissantes. Malgré ses fonctions en équipe première, Régis Le Bris restait très impliqué dans le centre de formation, auquel il accordait une grande importance. Cela a contribué à créer un environnement de travail très stimulant. En revanche, sa dernière année a été plus difficile pour moi. Je suis quelqu’un de très loyal, et son départ a créé un décalage entre mes valeurs, le projet initial qui m’avait été présenté et la nouvelle organisation en place.
Durant cette période, j’ai également développé mes compétences en formation de formateurs et effectué plusieurs visites de centres, notamment au Toulouse FC. C’est dans ce contexte que j’ai été contactée, ouvrant ainsi une nouvelle opportunité pour la suite de mon parcours.
Être une femme à la tête d’équipes masculines peut parfois soulever des questions d’autorité ou de respect. Quelles stratégies utilisez-vous pour construire la crédibilité auprès de vos joueurs ?
Je ne cherche pas à me construire un personnage, je reste moi-même, avec beaucoup de sincérité, et je crois profondément en cette nouvelle génération. J’ai un réel plaisir à travailler avec des jeunes joueurs ; je trouve même que c’est plus naturel pour moi que d’entraîner des adultes. À mon sens, au-delà du fait d’être une femme ou un homme, les joueurs perçoivent très rapidement qui vous êtes, votre authenticité et surtout ce que vous pouvez leur apporter. C’est cette légitimité-là qui fait la différence sur le terrain.
Mon expérience en centre de formation, notamment au FC Lorient, m’a permis de développer une vraie compréhension de l’environnement. J’ai participé au recrutement, échangé avec des agents, des clubs et des familles. Le football reste un microcosme, et cela m’a aidé à construire une éthique de travail solide. Lorsque je suis arrivée à Toulouse, cela a facilité mon intégration, certains joueurs me connaissaient déjà grâce à des tournois, et j’étais aussi identifiée au sein du club. Cela a naturellement créé un climat de confiance, aussi bien sur le terrain qu’en dehors.
« Au-delà du fait d’être une femme ou un homme, les joueurs perçoivent très rapidement qui vous êtes, votre authenticité et surtout ce que vous pouvez leur apporter. »
Je suis particulièrement attentive à la relation et à la singularité de chaque joueur. Mon rôle, avant tout, est de comprendre les individualités, ce sont des adolescents en construction, avec des parcours, des éducations et des histoires différentes. À partir du moment où ils se sentent reconnus, écoutés, et qu’ils comprennent que mon objectif est leur réussite dans un cadre de valeurs communes, la relation devient fluide et naturelle.
Je n’ai pas de difficulté particulière en matière d’autorité ou de respect. Nous avons simplement mis en place des règles de fonctionnement claires. Par exemple, je n’entre pas librement dans le vestiaire, ce sont les joueurs qui m’y autorisent, dans un cadre défini et respectueux pour chacun.
Finalement, cela devient une force : ma présence plus ponctuelle dans le vestiaire me permet de responsabiliser davantage les joueurs, de favoriser leur autonomie et de les inciter à gérer eux-mêmes leur espace de vie collectif. C’est en cohérence avec ma vision du rôle de formatrice, qui consiste à accompagner des jeunes vers plus de responsabilité et de maturité.
Comment percevez-vous le rajeunissement des groupes professionnels et l’accélération de leur entrée dans le monde du travail, notamment au regard de la distinction que vous faites entre les publics jeunes et adultes ?
Au centre de formation, j’entretiens de très bonnes relations avec l’ensemble des joueurs, y compris ceux qui évoluent en réserve, qui sont plus âgés. Le fait de ne pas être directement leur entraîneure facilite parfois les échanges, mais cela correspond aussi à ma personnalité, je suis naturellement attentive aux autres et très attachée à la dimension humaine.
J’accorde beaucoup d’importance au temps passé avec les joueurs, car j’aime créer du lien et développer des dynamiques collectives. Aujourd’hui, les groupes en formation comme dans le monde professionnel rajeunissent, ce qui rend l’accompagnement encore plus individualisé. J’adapte ma posture en fonction de chaque joueur. Certains, à 17 ans, peuvent déjà faire preuve d’une grande maturité, tandis que d’autres, à 20 ans, sont encore en pleine construction. Chaque parcours est unique, et c’est cette diversité qui rend le travail particulièrement intéressant.
« Les groupes en formation comme dans le monde professionnel rajeunissent, ce qui rend l’accompagnement encore plus individualisé »
Je me sens très épanouie dans le milieu de la formation, mais avec l’expérience, je réalise aussi que travailler avec des profils un peu plus âgés me correspond de plus en plus. Il y a une proximité différente, notamment en termes de maturité et parfois de vision. J’apprécie particulièrement cet équilibre entre les plus jeunes, même si je les appelle “les plus petits”, ils ont déjà 15 ans et les joueurs plus âgés, autour de 20 ans.
Cela enrichit énormément les échanges. Dans ce métier, on peut, dans une même journée, discuter avec des profils très différents, jusqu’à des joueurs professionnels, et chacun apporte un regard, une expérience, un vécu. Ce sont des échanges particulièrement riches et stimulants.
Au Toulouse FC, l’approche pédagogique et la périodisation tactique semblent proches de ce que vous avez expérimenté au FC Lorient. Quelles sont, selon vous, les nuances et différences majeures entre ces deux structures en termes de méthodologie ?
Je ne me considère pas comme une experte de la périodisation tactique au sens théorique du terme, car je n’ai pas suivi de formation académique spécifique sur le sujet. En revanche, j’ai construit mes compétences sur le terrain, notamment aux côtés de Régis Le Bris. Il avait lui-même développé une approche adaptée au contexte du FC Lorient, en cohérence avec ses convictions, sans se revendiquer strictement de la périodisation tactique classique.
À Lorient, notre organisation reposait sur l’analyse des matchs du week-end. Nous partions d’un problème de jeu identifié, que nous présentions aux joueurs à travers la vidéo. L’objectif était ensuite de recréer rapidement, sur le terrain, un contexte d’entraînement permettant aux joueurs d’expérimenter des solutions. Nous observions ce qui fonctionnait ou non, puis nous faisions un bilan collectif.
Nous avions ainsi un fil conducteur sur la semaine, centré sur la résolution d’un problème précis. En revanche, nous abordions très peu l’adversaire de manière directe. Lorsque cela arrivait, c’était dans un cadre pédagogique, certains groupes de joueurs présentaient l’adversaire lors des matchs retour, mais l’objectif était surtout de développer leur leadership, leur prise de parole et leur capacité à s’exprimer devant le groupe.
« Nous partions d’un problème de jeu identifié, que nous présentions aux joueurs à travers la vidéo. L’objectif était ensuite de recréer rapidement, sur le terrain, un contexte d’entraînement permettant aux joueurs d’expérimenter des solutions »
À mon arrivée au Toulouse FC, j’ai découvert une approche différente, notamment grâce à Mickaël Delestrez, directeur technique du centre de formation et spécialiste de la périodisation tactique. Le cadre de travail reste structuré autour des problématiques de jeu identifiées après les matchs, mais il s’inscrit dans un projet de jeu très clair, fortement appuyé sur la data.
Je conserve certaines pratiques, comme l’utilisation de la vidéo et la recontextualisation sur le terrain. En revanche, la construction des séances est différente. A Toulouse, on peut travailler plusieurs dimensions au sein d’une même séance, en alternant par exemple entre aspects offensifs et défensifs. À Lorient, une séance était généralement dédiée à un seul objectif.
Cette approche permet aux joueurs de développer une plus grande capacité d’adaptation, en passant rapidement d’un objectif à un autre, ce qui se rapproche davantage des exigences du match. Cela favorise une forme de “gymnastique cognitive” qui, selon moi, accélère leur compréhension du jeu et leur capacité à répondre aux problématiques rencontrées.
« Le cadre de travail reste structuré autour des problématiques de jeu identifiées après les matchs, mais il s’inscrit dans un projet de jeu très clair, fortement appuyé sur la data. »
Sur le plan de la préparation physique, les moyens sont également différents. À Toulouse, chaque équipe dispose d’un préparateur athlétique dédié, ce qui permet un travail beaucoup plus individualisé dès la catégorie U16. À Lorient, l’approche était davantage centrée sur la prévention et le renforcement, avec une individualisation plus poussée à mesure que les joueurs se rapprochaient du groupe professionnel.
Enfin, à Lorient, il y avait une réflexion approfondie sur la pédagogie des entraîneurs, avec des séances pensées en termes d’exploration, d’ancrage ou de capitalisation. À Toulouse, cette dimension est aujourd’hui en cours de développement, notamment à travers des travaux collectifs sur nos postures, avec un objectif commun, celui de renforcer la responsabilisation et l’autonomie des jeunes joueurs.
Que ce soit à Toulouse ou Lorient, l’entraîneur devient un véritable concepteur d’environnement d’apprentissage. Comment articulez-vous votre expérience pratique et vos approches théoriques, notamment autour de la périodisation tactique et de la pédagogie, avec le cadre officiel de la formation française (BEPF, Diplômes FFF, modules féminins) pour construire votre propre vision de l’encadrement et de la progression des joueurs et joueuses ?
J’ai eu la chance d’évoluer dans deux structures très formatrices, avec des environnements de travail exigeants. J’ai surtout su saisir les opportunités d’apprendre auprès de profils expérimentés comme Régis Le Bris, Vincent Gesbert, ainsi que d’anciens joueurs professionnels comme Benjamin Genton. À Toulouse également, je bénéficie d’un cadre riche et stimulant, entourée de personnes compétentes.
Mon entrée au Brevet d’Entraîneur Formateur de Football (BEFF) a marqué une étape importante, avec une approche assez différente de ce que j’avais connu jusque-là. Durant les premiers mois, j’ai ressenti un certain décalage entre, d’un côté, les réflexions que j’avais développées sur la performance, la relation entraîneur-joueur, la conception des environnements d’apprentissage ou encore la posture pédagogique, et de l’autre, une approche différente portée par la Fédération Française de Football.
Cela m’a demandé un vrai travail d’adaptation. Avec le recul, cette formation a été très enrichissante, notamment sur le plan personnel. Elle m’a permis de mieux me connaître, d’identifier clairement qui je suis en tant que formatrice et quelles valeurs je souhaite transmettre aux jeunes joueurs.
« J’ai su tirer profit de la formation, notamment pour structurer ma réflexion, formaliser mes idées et me projeter dans la suite de mon parcours »
Sur le terrain, les pratiques peuvent se rejoindre, mais les approches pédagogiques diffèrent. En revanche, j’ai su tirer profit de la formation, notamment pour structurer ma réflexion, formaliser mes idées et me projeter dans la suite de mon parcours. Cela m’a permis de préciser le type de formatrice et potentiellement de directrice de centre de formation que je souhaite devenir.
J’ai également identifié mes axes de progression, notamment sur la gestion des émotions, la communication avec les joueurs, mais aussi avec les différents acteurs de l’environnement comme la direction qu’elle soit administrative et sportive, la présidence, les familles ou les agents.
Aujourd’hui, au Toulouse FC, je suis alignée avec le projet du club et je sais pourquoi j’y suis. J’ai clarifié ma vision, posé les bases de ma pratique et mis des mots sur les comportements et les principes que je souhaite développer durablement chez les joueurs, tout en restant dans une logique d’évolution permanente.
La formation initiale est très importante, mais la formation continue reste essentielle. Comment les échanges entre éducateurs permettent-ils d’assurer une continuité méthodologique entre les différentes catégories du centre de formation à Lorient comme au TFC ?
Au FC Lorient, j’ai beaucoup appris grâce aux structures de management mises en place par Régis Le Bris. Il y avait notamment les comités de management, qui réunissaient tous les responsables, de la section féminine, en passant par la préformation, la réserve, les professionnels, et même des intervenants extérieurs comme Claude Fauquet.
Lors de ces comités, nous posions des problématiques variées, cela pouvait concerner la section féminine, la préformation, le groupe formation, les professionnels, la structure du centre, le recrutement ou le rôle du directeur. Nous co-construisions ensemble des solutions pour l’ensemble du club. C’était très formateur, car cela m’a permis de prendre de la hauteur et de ne plus raisonner uniquement sur mon groupe. Cela m’a donné une vision globale à 360 degrés de la structure.
« Nous co-construisions ensemble des solutions pour l’ensemble du club. C’était très formateur, car cela m’a permis de prendre de la hauteur et de ne plus raisonner uniquement sur mon groupe »
Il y avait également des comités d’entraîneurs, réunissant tous les coachs du centre, pour réfléchir à des sujets tactiques, méthodologiques et structurels, comme la relation entraîneur-joueur. Ces rencontres ont débuté sur trois jours, puis ont été réduites à deux jours pour préserver le temps d’entraînement.
Croiser les points de vue d’un entraîneur U14 avec ceux du staff professionnel ou de la réserve permettait d’aligner toute la structure et de construire une dynamique de club cohérente. Enfin, il y avait des comités sportifs plus restreints et le FC Lab, organisé toutes les six semaines, qui abordait les aspects médicaux, physiques ou les retours de formation. Cette organisation m’a constamment sollicitée intellectuellement, même dans un rythme parfois très soutenu en parallèle de la charge quotidienne.
« L’objectif est d’avoir une visibilité sur trois semaines et de partager toutes les informations, qu’il s’agisse de scolarité, de recrutement ou d’analyse vidéo. »
À Toulouse, la structure est différente mais tout aussi structurée. Nous avons deux directeurs, Julien Lacour, directeur du centre, et Mickaël Delestrez, directeur technique. Chaque mardi, nous avons une réunion de staff pour anticiper la semaine à venir, gérer les groupes d’entraînement, les équipes, le suivi des effectifs, la coordination avec le calendrier des pros et les ajustements liés aux sélections, blessures ou joueurs à risque.
L’objectif est d’avoir une visibilité sur trois semaines et de partager toutes les informations, qu’il s’agisse de scolarité, de recrutement ou d’analyse vidéo. Nous organisons également des séminaires toutes les cinq à six semaines, menés par notre responsable des habiletés mentales, Jean-Philippe Delpech.
Ces temps permettent de rappeler l’identité de la structure, chère à Julien Lacour, et d’aborder des points théoriques sur la périodisation tactique. Alors qu’au départ ces échanges étaient assez descendants, ils se sont progressivement transformés en débats et discussions, favorisant la co-construction et l’implication de chacun.
Après toutes ces années passées dans le football, à Caen, Lorient et Toulouse, quels enseignements personnels et professionnels tirez-vous de votre parcours, et comment ces expériences ont-elles façonné votre vision du football et de l’encadrement ?
Aujourd’hui, ce que je m’impose et ce que j’ai appris grâce à mes expériences de Caen à Toulouse, en passant par Lorient, c’est de travailler avec éthique et de porter des valeurs fortes. J’ai eu la chance de voyager, de découvrir de nombreux clubs et systèmes, et je souhaite que l’on retienne de moi mon authenticité et ma capacité à être une facilitatrice de potentiel pour chaque joueur que j’accompagne.
Je suis actuellement en pleine réflexion sur qui je suis et sur ce que je veux devenir. Avec les années, et après avoir travaillé avec des experts dans des clubs différents, j’ai construit des convictions solides, mais je reste ouverte à les questionner et à les faire évoluer. Pour moi, le football, c’est avant tout du travail quotidien, de l’humilité, de la curiosité et de l’ouverture.
« Avec les années, et après avoir travaillé avec des experts dans des clubs différents, j’ai construit des convictions solides, mais je reste ouverte à les questionner et à les faire évoluer »
J’aime entraîner, j’aime les joueurs avec lesquels je travaille, j’aime les clubs dans lesquels j’évolue. Il n’est pas envisageable pour moi de rester dans un environnement qui ne me correspond plus. Ma liberté professionnelle est essentielle, et j’ai la chance de pouvoir la préserver. Mon objectif est d’être pleinement épanouie et heureuse dans ce que je fais.
C’est pourquoi je considère que bien choisir le projet et les personnes avec lesquelles je collabore est non négociable. Et si un jour je devais quitter le football, je suivrais la même logique. Être entourée de bonnes personnes et évoluer dans un environnement qui me permet de me sentir bien et authentique est, selon moi, fondamental pour continuer à progresser et donner le meilleur de soi-même.
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